mercredi 30 septembre 2015

Bilan du mois [3] Septembre 2015


    Bonjour à tous !
    On se retrouve aujourd’hui pour un troisième bilan, vraiment mitigé comparé à juillet et à août, puisque Julie a lu 11 livres, et Emilie 13. Cela s’explique évidemment par la rentrée : en 1ère L, nous avons cours de 8h à 18h (avec des interruptions évidemment), et en comptant les devoirs et les fiches de révision, on n’a le temps de lire que le soir en étude à l’internat. D’autant plus que ledit internat est désormais fermé le midi, ce qui fait que nos sacs sont tellement lourds qu’on ne peut pas même pas prendre de bouquin(s)…
    Sinon, le lycée se passe bien. Nous sommes 25 dans notre classe (un record pour les L dans notre lycée ^^), et c’est tellement calme ! L’ambiance est géniale, et nous ne regrettons absolument pas notre orientation.
    Bref, c’était le mini racontage de vie… Dans les lignes qui suivent, comme le mois dernier, le premier paragraphe correspond aux lectures de Julie, et le second aux lectures d’Emilie. S’ensuivent nos impressions. Une fois plus, nous n’avons pas mis les couvertures des livres, parce que nous n’arrivons pas à bien les aligner sur le blog, et ça casse les pieds. Si vous voulez lire nos chroniques, vous pouvez cliquer sur nos appréciations.
    C’est parti !

Nos lectures du mois…

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa – Romain Puértolas [Bonne lecture]
Night School, tome 4 : Résistance – C. J. Daugherty [Très bonne lecture] Non chroniqué
Ma raison de vivre – Rebecca Donovan [Déception] Non chroniqué
Supplément au Voyage de Bougainville – Diderot [Bonne lecture] Non chroniqué
L’Île du Point Némo – Jean-Marie Blas de Roblès [Lecture moyenne]
Charley Davidson, tome 7 : Sept tombes et pas de corps – Darynda Jones [Excellente lecture] Non chroniqué
Dom Juan – Molière [Bonne lecture] Non chroniqué
Purge – Sofi Oksanen [Excellente lecture]
Cosmétique de l’ennemi – Amélie Nothomb [Lecture moyenne] Non chroniqué
Goodbye Berlin – Wolfgang Herrndorf [Excellente lecture]
Meg Corbyn, tome 1 : Lettres écarlates – Anne Bishop [Excellente lecture]
Maybe, tome 1 : Maybe Someday – Colleen Hoover [Très bonne lecture]


Outlander, livre I : Le chardon et le tartan – Diana Gabaldon [Très bonne lecture]
Ma raison de vivre – Rebecca Donovan [Déception]
Une vie – Simone Veil [Bonne lecture]
Supplément au Voyage de Bougainville – Diderot [Lecture moyenne] Non chroniqué
La nuit des temps – René Barjavel [Lecture moyenne]
The Book of Ivy, tome 1 – Amy Engel [Très bonne lecture]
Cyanure – Camilla Läckberg [Bonne lecture] Non chroniqué
Dom Juan – Molière [Bonne lecture] Non chroniqué
Charley Davidson, tome 7 : Sept tombes et pas de corps – Darynda Jones [Coup de cœur] Non chroniqué
Strange Angels, tome 3 : Jealousy (VO) – Lili St Crow [Excellente lecture]
Les Fourmis, livre I – Bernard Werber [Bonne lecture] Non chroniqué
Les Thanatonautes – Bernard Werber [En cours]
Ten Tiny Breaths, tome 1 : Respire – K.A. Tucker [En cours] | Lecture commune avec Miss Nana 


Nos impressions…

Julie : Mon rythme de lectures a clairement baissé comparé au mois dernier, puisqu’on passe de plus de 20 livres à seulement 12. Je suis quand même assez contente de moi, parce que pour un mois de rentrée, ce n’est quand même pas mal. Malheureusement, aucun coup de cœur, mais tout de même deux excellentes lectures, une déception, et beaucoup de lectures moyennes. Niveau appréciations, ce n’est donc pas mon meilleur mois. ^^’ J’ai aussi chroniqué beaucoup moins de livres, mais c’est volontaire : nous avions trop de chroniques d’avances, et il est temps d’avoir un vrai rythme pour le blog, autrement dit environ trois par semaine. En outre, souvent c’étaient des suites de séries dont le tome 1 n’était pas chroniqué, alors ce n’est pas une grosse perte. Mais si vous voulez quand même avoir mon avis sur un de ces romans non chroniqué, n’hésitez pas à me le demander en commentaire, et je vous répondrai rapidement. J’espère qu’octobre sera plus productif, mais j’en doute.


 Emilie : Pour un mois de rentrée, je suis assez contente de moi : 13 livres lus, sachant que je ne peux bouquiner que le soir à l’internat (et pendant le week-end), c’est déjà pas mal ! Par contre, contrairement à Août, on ne peut pas dire que j’aie eu beaucoup de très bonnes ou excellentes lectures. Comme toujours, petit coup de cœur pour la suite de la série Charley Davidson ; j’ai enfin pu lire la suite de Strange Angels, j’ai commencé de nouvelles séries (de Bernard Werber notamment). Il n’y a eu qu’une seule déception, et pas mal de lectures moyennes et bonnes lectures, à cause de deux livres pour les cours, d’un spin-off de Camilla Läckberg vraiment bof, d’un classique de Barjavel et du témoignage de Simone Veil. On peut dire que ce mois-ci a été assez moyen, mais c’est peut-être à cause de la rentrée… Je lis un peu plus de livres sérieux maintenant, déjà parce que je suis en 1ère L et aussi parce que certains m’intéressaient. Les genres sont aussi assez variés, avec, contrairement au mois dernier, un seul roman policier. Il y a plusieurs livres qui me tentent au CDI, le mois prochain sera donc encore différent, avec notamment un roman gothique que j’espère bientôt pouvoir lire.

Il y a eu pas mal de changements ce mois-ci sur le blog, et nous nous en excusons une nouvelle fois. Nous sommes de Balances, que voulez-vous !  Nous vous souhaitons à tous un bon mois d'octobre et de belles lectures, et encore merci à ceux et celles qui nous suivent depuis maintenant 2 mois entiers de continuer à commenter malgré notre quasi-absence sur la blogo en semaine.

mardi 29 septembre 2015

The Book of Ivy - Amy Engel [1]


Série : The Book of Ivy
Titre : The Book of Ivy
Tome : 1
Auteure : Amy Engel
Edition : Lumen
Genre : Dystopie
Nombre de pages : 342
Résumé : Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ?

Une dystopie qui a l’air de se démarquer des autres.

    Je suis un peu fâchée avec les dystopies, mais The Book of Ivy a reçu beaucoup d’avis positifs, et j’avais envie de voir ce qu’il en était. Je ne m’attendais pas à un coup de cœur, donc je ne suis pas déçue.
    Tout d’abord, parlons un peu de la couverture. C’est vrai, ce n’est pas la chose la plus importante dans un livre, mais cela compte quand même un peu, et ici, il n’y a rien à dire. Elle est bien faite et représente très bien l’histoire, avec une fille d’apparence normale et même jolie cachant un couteau derrière son dos. Cela illustre parfaitement la phrase « Née pour trahir et faite pour tuer », et il faut bien le dire, une couverture jolie, de temps en temps, ça ne fait pas de mal.
    J’ai bien accroché dès le début, où nous faisons la connaissance d’Ivy, jeune fille de 16 ans qui va se marier le jour même. Après de nombreuses guerres, le grand-père d’Ivy a fondé une ville, Westfall, mais s’est fait ravir le trône entre guillemets, par son concurrent, Lattimer. Aujourd’hui, Westfall est dirigée par le père du futur époux d’Ivy. Westfall est divisée en deux parties, Eastglen et Westside, chaque partie étant, l’une pour Lattimer, l’autre pour Westfall. La société est post-apocalyptique, et des mariages sont arrangés pour que des jeunes de chaque partie s’unissent (sans leur consentement) dès 16 ans. Ivy, étant petite-fille du fondateur, doit donc épouser Bishop, le fils du président. Sauf qu’Ivy doit aider son père à renverser le président actuel, et pour cela, elle doit tuer Bishop.
    Dès le début, j’ai bien aimé Ivy. Ce n’est pas une héroïne au sens original du terme, elle a ses forces et ses faiblesses, et on s’attache vite à elle. Elle est bien approfondie, et mon seul regret est qu’on n’a pas assez senti, au début, son désir d’aider son père pour que Bishop meure. C’est dommage, mais bon, on ne peut pas tout avoir.
    Ivy a aussi une grande sœur de 2 ans son aînée, Callie. Callie devait épouser Bishop lorsqu’elle avait 16 ans, mais ce dernier s’est désisté, et c’est donc Ivy qui reprend le flambeau. Au début, elle nourrit beaucoup d’animosité envers Bishop, et le style de l’auteure renforce cela : fluide, il est agréable à lire, pas trop simplet mais pas extraordinaire non plus, et il y avait quand même un peu d’émotions, chose très importante pour moi dans un livre.
    J’ai bien aimé Bishop aussi, qui est bien différent de son père. Pendant une grosse moitié du livre, j’ai eu peur qu’il reste cantonné dans son rôle de jeune homme gentil et bienveillant, mais heureusement, il y a eu quand même quelques moments qui m’ont montré que je me trompais. Cependant, j’aurais apprécié qu’il soit un peu plus approfondi, avec un peu moins de « niaiserie » (le terme est un peu fort) par moment, parce que personnellement, j’aime bien quand la relation entre deux personnages se corse. En contrepartie, il y a eu quelques passages mignons que j’ai adorés, pour se détendre après une journée de cours, il n’y a rien de mieux. Ça balance d’un côté, de l’autre, et au final mon avis est un peu fouillis.


« Il laisse échapper un soupir, s'avance d'un pas vers moi. L'entrée est si étroite que je me retrouve immobilisée entre le mur et son corps, la chaleur émanant de lui ondoie par vagues.
– Ouais, dit-il d'une voix basse. Je ressens des choses.
Ses yeux verts sont brûlants. C'est l'émotion la plus intense que je ne lui ai jamais connue, et j'ai du mal à respirer pleinement tant mes poumons sont compressés par la tension.
– C'est justement ça le problème, Ivy. Je veux que tu les ressentes aussi. »

    On ne peut pas dire que l’histoire soit d’une originalité folle, avec un univers post-apocalyptique et deux-trois choses qui m’ont fait penser à Divergente de Veronica Roth (que je n’ai pas aimé). Après, c’est une chance qu’il y ait un élément qui ne soit pas présent dans ce livre et qu’on retrouve pourtant partout dans les autres dystopies (ce qui m’énerve au plus haut point) : le personnage principal ne s’est pas joint à un groupe de rebelles ! ENFIN ! J’ai été vraiment contente de voir ça, c’était d’ailleurs une de mes plus grandes craintes vis-à-vis de The Book of Ivy. Un énorme bon point, là. Depuis le temps que j’attendais cela !
    Le suspense est assez bien présent, on a envie de savoir la suite et de tourner les pages, et l’intrigue est bien trouvée et originale. De même, j’ai aussi apprécié Callie (la sœur d’Ivy) ainsi que son père, ce sont des personnages intéressants sur lesquels j’ai hâte d’avoir plus d’informations. Le livre est rapide à lire, cela ne va jamais trop vite ou trop lentement ; c’est très plaisant.
    Ce n’est ni une excellente lecture ni un coup de cœur, car, primo, il manque ce quelque chose qui fait que, et deuxio, il y a des détails qui auraient mérité d’être rajoutés, comme le désir de vengeance d’Ivy au début, un peu plus d’informations sur des choses et d’autres… J’ai aussi bien aimé la fin, elle n’arrive pas comme une bombe et donne envie de lire le prochain tome. Du coup… vivement qu’il sorte !

    En conclusion, The Boof of Ivy est une très bonne lecture. J’ai apprécié Ivy et Bishop, leur relation qui arrive petit à petit, leur caractère, la plume de Amy Engel… Cette dystopie se démarque assez bien des autres, c’est agréable, et je ne suis pas déçue. Il manque des petites choses mais ça va encore, pour se détendre, il n’y a rien de mieux, et franchement, je le conseille, il vaut le coup.