samedi 28 mai 2016

L'ivre de rêve prend sa pause...

Bonjour à tous,
Nous n’allons pas tourner autour du pot : comme l’indique le titre, nous avons décidé de mettre le blog en pause. En effet, le bac approche, et, même si nous n’avons que 3 épreuves (sciences, français écrit et oral), nous n’arrivons plus à suivre le rythme. Nous n’avons tout simplement pas le temps d’écrire des chroniques, de répondre à vos commentaires et de commenter vos articles sur vos blogs, surtout que nous ne pouvons faire ça que le week-end.
Ainsi, nous avons décidé ne publier aucun article jusqu’à la fin juin, quand nos épreuves seront passées. Nous ne commenterons pas vos blogs durant ce laps de temps. Nous reprendrons l’activité du blog fin-juin, tout dépend de quand on aura nos dates pour les épreuves orales de français.
Voilà ! Vous pourrez toujours suivre notre activité livresque via Booknode (le profil de Julie et celui d’Emilie) et Livraddict.
Sur ce, nous souhaitons bon courage à tous ceux qui ont des examens, et on se retrouve dans un mois. :)
Un article sans titre stipulant que le blog est en pause sera publié, mais inutile de le commenter : faites-le plutôt ici. ;)
PS : notre bilan de mai sera publié avec celui de juin. Nous ne savons pas encore comment nous ferons pour nos chroniques.
Julie & Emilie

jeudi 26 mai 2016

Un peu de... Stefan Zweig [9] La peur & Le joueur d'échecs

Titre : La peur
Auteur : Stefan Zweig
Edition : Grasset, collection Les carnets rouges
Nombre de pages : 268
Résumé : Ce recueil de six nouvelles illustre à la perfection le génie de l'observation de Stefan Zweig, son sens magistral de la psychologie dans l'analyse des comportements humains.
Romain Rolland lui attribuait « ce démon de voir et de savoir et de vivre toutes les vies, qui a fait de lui un pèlerin passionné, et toujours en voyage ». Admirateur de Maupassant, Zweig voulait, dans ces six chefs-d'œuvre, « résumer le destin d'un individu dans un minimum d'espace et donner dans une nouvelle la substance d'un livre ».




    J’ai été agréablement surprise par ce recueil de nouvelles. Je n’en lis que très peu – en fait, c’est mon deuxième après Le K de Dino Buzzati, que j’avais beaucoup aimé – et je crois que je deviens de plus en plus adepte de ce genre ! Je ne sais pas trop comment je pourrais vous résumer ce recueil, étant donné que les thèmes abordés sont très différents. En tout, il y 6 nouvelles : je vais vous parler brièvement des 3 que j’ai adoré.
    « La peur » : comme l’indique le titre, nous allons suivre pendant une cinquantaine de page une femme, absolument normale, en proie à la peur : elle est menacée par quelqu’un, et nous suivons donc ses actions, ainsi que ses sentiments. J’ai adoré cette nouvelle par la complexité des émotions du personnage – moi-même j’étais effrayée en lisant la nouvelle !
    « La femme et le paysage » : c’est nouvelle est tout simplement fascinante. Je ne veux pas vous raconter l’histoire, parce que à coup sûr je vais tout spoiler. Tout ce que je peux dire, c’est qu’encore une fois l’histoire est très complexe, vraiment fascinante et très bien écrite.
    « Le bouquiniste Mendel » : probablement un coup de cœur. On nous raconte l’histoire de Mendel, homme à la mémoire prodigieuse… J’ai adoré !
    Voilà ! Les trois autres sont également très bien, mais ce sont celles-là que j’ai vraiment préféré. La plume de Zweig est vraiment magique, et on se retrouve vite embarqué dans son univers. Il décrit toujours aussi bien les sentiments et émotions, et je ne peux que vous conseiller ce recueil si vous êtes curieux. C’est une excellente lecture pour ma part.

***
Titre : Le joueur d’échecs
Auteur : Stefan Zweig
Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 111
Résumé : (Ne le lisez pas ! Il en dévoile trop !) Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.


    J’avoue être un peu déçue par ce livre. La faute au résumé, qui vend trop du rêve : non seulement il en dévoile trop, mais en plus il ne parle que de la seconde moitié du livre. Je m’explique. Pour faire simple, nous suivons le narrateur sur un paquebot devant rallier New York à Buenos Aires. Il y rencontre un ami, qui va lui parler d’un grand joueur d’échec présent sur le paquebot. Puis, une cinquantaine de pages plus tard, nous rencontrons un autre homme, qui a aussi joué aux échecs, celui dont il est question dans le résumé.
    C’est dur de vous raconter l’histoire sans trop vous en dévoiler. Tout ce que je peux dire c’est que je m’attendais à un début plus rapide, je ne pensais pas qu’on s’attarderait autant sur le premier joueur d’échecs. Bien sûr, c’est très intéressant, surtout quand on fait la comparaison avec le second, mais le résumé m’a vraiment trompée.
    Toutefois, cela reste une très bonne lecture. L’histoire du second joueur d’échecs est vraiment intéressante, et tellement horrible. Comme elle est racontée à la 1ère personne, on voit vraiment son caractère, sa psychologie – qui est tout simplement fascinante. Ici, Zweig nous décrit d’une main de maître la fièvre intellectuelle résultant de l’isolement le plus terrible.
    J’ai donc passé un bon moment de lecture gâché par une touche amère due à la quatrième de couverture qui en dévoile trop. Même sans être fan d’échecs, on ne peut qu’être fasciné par l’histoire de ce joueur d’échecs si particulier. Je vous conseille donc ce roman – ou plutôt cette novella – si vous voulez découvrir la plume de Stefan Zweig et ses histoires.

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mardi 24 mai 2016

Un peu de poésie [8] Ponge, Verlaine & Rimbaud



Titre : Le Parti pris des choses
Auteur : Francis Ponge
Edition : LF Gallimard
Genre : Poésie
Nombre de pages : entre 70 et 100
Résumé : Version moderne du De Natura Rerum de Lucrèce, Le Parti Pris des Choses se veut à la fois poétique et scientifique.
S’inspirant de deux modèles littéraires, la leçon de choses et la fable, Ponge fait naître dans ce recueil une poésie à caractère encyclopédique et didactique avec une finalité évidente : parvenir à une leçon.





    J’ai dû lire ce recueil de poèmes en prose pour les cours, et étonnamment, moi qui ne suis pas une adepte de poésie, j’ai bien aimé. Dans ce recueil, Ponge décrit des objets banals du quotidien, comme une porte, du pain, de l’huître etc. J’ai beaucoup aimé l’image qu’il donne de ces objets que nous ne regardons plus puisque nous les connaissons par cœur, et de plus il nous montre que la poésie est présente dans tout. Je n’ai pas compris ni apprécié tous les poèmes, mais certains m’ont rappelé des souvenirs, comme « Le cageot », étudié en 3ème, et d’autres m’ont vraiment plu par l’image que Ponge nous offre en les décrivant. J’ai surtout apprécié « Les plaisirs de la porte » et « La bougie ». Le style de l’auteur n’est pas compliqué et poétique, et je pense que chacun peut trouver son bonheur en lisant son recueil. Personnellement, en poésie, ce que j’aime surtout, c’est quand les poèmes ne sont pas académiques, et quand ils font apparaître dans mon esprit de vraies images (j’aime beaucoup me représenter les choses). Ici, Ponge a réussi le pari, donc je suis satisfaite.
    Ce recueil est donc une bonne lecture très positive. Il se lit assez vite et certaines images sont très belles. Si vous avez envie de tester la poésie en prose, n’hésitez pas !

♦♦♦


Titre : Fêtes galantes & Romances sans paroles
Auteur : Paul Verlaine
Edition : Nathan / Carrés classiques
Genre : Poésie
Nombre de pages : 25 & 27
Résumé : Deux recueils majeurs de l'un des poètes les plus originaux du XIXe siècle finissant.
Des tableaux de Watteau aux manèges de Bruxelles, entre « fêtes galantes » et « romances sans paroles », écoutez la chanson grise et douce de Verlaine, entendez cette autre voix de la modernité poétique.


    L’édition que je possède de ces poèmes de Verlaine regroupe 2 recueils, Fêtes galantes et Romance sans paroles. Nous n’avons étudié que le premier en cours ; j’avais lu le second par curiosité un soir vers 23h. Au début, j’avais eu du mal avec Fêtes galantes parce que je ne comprenais pas tout et je trouvais les poèmes trop académiques. Mais après avoir fait des lectures analytiques dessus, je me suis rendue compte que finalement j’aimais plutôt bien les poèmes de Verlaine. La musicalité surtout est très belle, et comme pour Ponge, j’aime beaucoup les images que Verlaine nous offre : elles sont poétiques et mêlent la tristesse à une ambiance joyeuse ; tout est en demi-teinte et cela, j’apprécie. Les petites touches sombres rajoutent des ombres au tableau, et ce tout en douceur.
    Je ne me souviens plus trop de Romances sans paroles, à part que j’avais bien aimé. Il faudra que je le relise. En tout cas, au final ce recueil est une bonne lecture. J’ai fini par prendre plaisir à la lecture des poèmes de Verlaine, même si je ne comprenais pas toujours tout. Encore une fois, je vous le conseille.

♦♦♦




Titre : Œuvres poétiques (recueil regroupant Poésies, Une saison en enfer, Illuminations, Derniers vers)
Auteur : Arthur Rimbaud
Edition : Garnier Flammarion
Genre : Poésie
Nombre de pages : 184
Résumé : Les plus grandes œuvres de Arthur Rimbaud sont réunies ici pour vous faire partager des poèmes tels que « Le bateau ivre », « Le dormeur du val » et bien d'autres.





    Rimbaud m’avait toujours rendue curieuse et, ayant un exemplaire regroupant plusieurs de ses recueils à la maison, j’ai décidé de tenter. Tout ce que je peux dire, c’est que sa poésie n’a pas réussi à me toucher.
    En effet, j’ai bien aimé Poésies surtout, mais, je ne sais pas, je n’étais pas complètement happée par les poèmes. Les images ne m’apparaissaient pas aussi clairement qu’avec Verlaine, et je ne ressentais pas de réelle émotion. Je ne sais pas si le problème vient de moi, mais voilà, je n’ai pas été transcendée. Certains poèmes sont vraiment biens, hein, et dans l’ensemble j’ai un ressenti plutôt positif mais non, il me manque quelque chose pour être vraiment touchée.
    Concernant les trois autres recueils, mon avis est un peu moins positif car en fait, il y a plusieurs textes que je n’ai pas compris. A part quelques uns dans Une saison en enfer, il y en a au moins ¾ que je n’ai pas vraiment saisis ; je ne comprenais pas où Rimbaud voulait en venir et beaucoup de poèmes m’ont laissée perplexe. Une impression en demi-teinte, donc.
    Ces Œuvres poétiques sont une bonne lecture dans l’ensemble, mais la poésie de Rimbaud n’est toujours pas celle qui me plaît vraiment. Je lui préfère pour l’instant Verlaine, mais il faudra que je teste d’autres poèmes.


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