jeudi 30 juin 2016

Bilan du mois [11] Mai & Juin 2016

Bonjour à tous !
On se retrouve aujourd’hui pour notre 11ème bilan du mois, qui en regroupe 2 : mai et juin. En effet, nous avons mis le blog en pause vers le 25 mai, et nous n’avons donc pas eu le temps ni l’envie de faire le bilan. Par ailleurs, malgré les révisions, nous avons pu beaucoup lire, surtout en juin puisque nous étions chez nous : au total, pour Julie : 8 livres lus en mai et 12 livres en juin. Tout en sachant qu’elle a lu un gros pavé en période de révisions (Whitman), donc ceci explique cela. Cela parait assez dérisoire par rapport à Emilie, qui elle a lu 10 livres en mai et (accrochez-vous bien) 18 livres en juin.
Ces deux mois auront été assez particuliers, puisque nous avons révisé en vue des épreuves anticipées du bac, mais dans l’ensemble ce sont deux très beaux bilans pour nous deux.
A force, vous connaissez : dans les lignes qui suivent, le premier paragraphe correspond aux lectures de Julie, et le second aux lectures d’Emilie. Comme les mois précédents, nous publions chacune les chroniques de l’autre quand on a lu le même livre, puisque nos avis sont tout le temps similaires. Pour lire nos chroniques, cliquez sur l’appréciation entre crochets ou sur « • Avis de… • ».
On commence tout de suite avec…

Nos lectures de ces deux mois…

~ Mai ~
Fêtes galantes – Verlaine [Bonne lecture] • Avis d’Emilie
Half Bad, tome 1 – Sally Green [Bonne lecture]
Fêtes galantes – Verlaine [Bonne lecture] • Avis d’Emilie
Les liaisons dangereuses – Pierre Choderlos de Laclos [Très bonne lecture]
La Peur – Stefan Zweig [Excellente lecture]
L’Embellie – Audur Ava Olafsdottir [Coup de cœur]
Le joueur d’échecs – Stefan Zweig [Très bonne lecture]
Le Portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde [Très bonne lecture] • Avis d’Emilie

~ Juin ~
Feuilles d’herbe – Walt Whitman [Coup de cœur]
Journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu [Coup de cœur] • Avis d’Emilie •
Charley Davidson, tome 8 : Huit tombes dans la nuit – Darynda Jones [Coup de cœur]
Meg Corbyn, tome 1 : Lettres Ecarlates – Anne Bishop [Excellente lecture]
Anita Blake, tome 1 : Plaisirs Coupables – Laurell K. Hamilton [Excellente lecture]
Chroniques du Monde Emergé, tome 3 : Le talisman du pouvoir – Licia Troisi [Très bonne lecture]
Œdipe roi – Sophocle [Bonne lecture] • Avis d’Emilie
La Machine infernale – Jean Cocteau [Très bonne lecture] • Avis d’Emilie
L’Assommoir – Emile Zola [Très bonne lecture]
Phobos, tome 1 : Les Ephémères – Victor Dixen [Excellente lecture]
On regrettera plus tard – Agnès Ledig [Coup de cœur]
Bérénice – Racine [Excellente lecture]

~ Mai ~
Fêtes galantes & Romances sans paroles – Paul Verlaine [Bonne lecture]
Le Trône de Fer, tome 1 : Le Trône de Fer – George R. R. Martin [Bonne lecture/Déception]
Fêtes galantes – Paul Verlaine [Bonne lecture]
L’Etrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde – R. L. Stevenson [Bonne lecture]
Psi Changeling, tome 4 : Mienne pour toujours – Nalini Singh [Excellente lecture] Non chroniqué
La confusion des sentiments – Stefan Zweig [Excellente lecture] • Avis de Julie
La Princesse de Clèves – Madame de Lafayette [Bonne lecture]
Œuvres poétiques – Arthur Rimbaud [Bonne lecture]
Psi Changeling, tome 5 : Otage du plaisir – Nalini Singh [Excellente lecture] Non chroniqué
Roméo et Juliette – William Shakespeare [Bonne lecture]

~ Juin ~
Le K – Dino Buzzati [Très bonne lecture] • Avis de Julie
Le Joueur d’échecs – Stefan Zweig [Bonne lecture] • Avis de Julie
Journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu [Coup de ♥]
Psi Changeling, tome 6 : Marques de feu – Nalini Singh [Excellente lecture] Non chroniqué
Zadig – Voltaire [Bonne lecture]
Germinal – Emile Zola [Excellente lecture] • Avis de Julie
Le Livre de Saskia, tome 1 : Le Réveil – Marie Pavlenko [Bonne lecture]
Psi Changeling, tome 1 : Esclave des sens – Nalini Singh [Coup de ♥]
Blanc fantôme – Laurie Faria Stolarz [Bonne lecture]
Gris secret – Laurie Faria Stolarz [Bonne lecture]
Rouge souvenir – Laurie Faria Stolarz [Bonne lecture]
Œdipe roi – Sophocle [Bonne lecture]
La Machine infernale – Jean Cocteau [Très bonne lecture]
Claude Gueux – Victor Hugo [Bonne lecture] Non chroniqué
Angelfall, tome 1 : Penryn et la fin du monde – Susan Ee [Très bonne lecture]
Je m’appelle Mina – David Almond [Déception]
Lorenzaccio – Alfred de Musset [Bonne lecture]
Le Roi se meurt Eugène Ionesco [Excellente lecture]

Nos impressions…

Julie : Ces deux mois auront été différents des autres. Comme nous le disions, nous avons dû réviser pour le bac, et cela a commencé très tôt, dès la mi-mai pour Emilie et moi. Ainsi, à l’internat, je ne pouvais lire qu’une heure, ce qui explique ce petit bilan de mai. Il a quand même été très positif, avec un coup de cœur et plusieurs classiques que j’ai adoré, comme Zweig (), Wilde et Laclos.
Passons maintenant à juin, qui est plus frais dans ma tête. Là aussi, un bilan super positif avec une pléthore (j’adore ce mot) d’excellentes lectures, qui sont pour la plupart des relectures qui m’ont bien vidé la tête pendant les révisions. J’ai lu également plusieurs classiques, genre que j’apprécié décidément de plus en plus. Et en plus, 4 coups de cœur ! Que demander de plus, sérieusement ? Je suis vraiment contente d’avoir retrouvé un bon rythme de lecture en cette fin de mois. Enfin (parce que je garde le meilleur pour la fin), après Zweig je me suis découvert un nouvel auteur (ou plutôt poète) qui en surpasse bien d’autre : Walt Whitman. Vous l’avez vu dans ma chronique, sa poésie m’a énormément touchée et l’a automatiquement placé dans mes 10 auteurs préférés de tous les temps. Même si j’ai mis 1 mois à lire son recueil en parallèle d’autres lectures, je ne regrette absolument pas d’avoir découvert ce poète qui mérite tous les superlatifs.

Emilie : Je suis plus que satisfaite de ce bilan pour les mois de mai et de juin. Malgré le début des révisions et du rythme soutenu des cours en mai, j’ai pu lire 10 livres et tourner 2636 pages. Et en juin… Je précise de suite que j’ai principalement lu des livres courts qui ne tenaient que deux jours maxi, ce qui fait que j’ai pu lire 18 livres pour environ 5000 pages. Puisque j’alternais révisions et lecture et que nous avons fini les cours tôt, j’ai pu énormément lire. Et j’ai eu mon premier coup de cœur de 2016 ! J’ai à nouveau lu des Psi Changeling, j’aime toujours autant, et j’ai eu un second coup de cœur  en juin pour le tome 1. Sans oublier ma première vraie déception de l’année pour Je m’appelle Mina… C’est dommage, mais c’était de ma faute. J’ai lu pas mal de YA, ainsi que quelques classiques, mais j’en lirai très certainement plus le mois prochain. J’ai eu très peu de lectures marquantes, à part les livres de Mathias Malzieu et de Nalini Singh. J’ai pu également faire des chroniques, qui vont être publiées au fur et à mesure sur le blog. J’espère pouvoir avoir un aussi beau bilan en juillet. En tout cas, je suis très contente de moi. ^^

Voilà ! Comme nous avons été longuement absentes, il y a eu peu de nouveaux rêveurs sur ce blog qui souffle sa première bougie dans 26 jours, mais nous voulons encore une fois remercier tous ceux qui nous suivent depuis le début ou depuis quelques mois/semaines/jours. Sans vous, L’ivre de rêves ne vivrait pas.
Nous vous souhaitons un très beau mois de juillet, avec plein de belles lectures ainsi que de bonnes vacances à tous ceux qui ont la chance d’y être.

mardi 28 juin 2016

Un peu de classiques [10] Shakespeare, Voltaire, Sophocle & Cocteau

Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd’hui pour un petit récap des livres que j’ai lus pendant la période de pause du blog. Je n’ai pas lu que ceux-là, mais en raison de ma vieille amie la flemme et d’une mémoire pourrie, je ne chroniquerai que ceux qui n’ont pas déjà été chroniqués par Julie, et je ne vais faire que des minis-avis. Trêve de bavardages : commençons tout de suite avec un classique dont vous avez forcément déjà entendu parler…


Titre : Roméo et Juliette
Auteur : William Shakespeare
Edition : Magnard / Classiques & Patrimoine
Genre : Théâtre
Nombre de pages : 122
Résumé : A Vérone, où les Montaigu et les Capulet se vouent une haine ancestrale, Roméo, fils de Montaigu, est amoureux de Rosaline, tandis que Capulet s’apprête à donner une grande fête pour permettre à Juliette, sa fille, de rencontrer le comte Pâris qui l’a demandée en mariage. Parce qu’il croit que Rosaline s’y trouvera, Roméo se rend au bal – et pour Juliette éprouve un coup de foudre aussitôt réciproque. Sous le balcon de la jeune fille, il lui déclare le soir même son amour puis, le lendemain, prie frère Laurent de les marier et de réconcilier leurs familles ennemies. Mais voici que, sur une place de Vérone, Tybalt, cousin de Juliette, provoque Roméo qui refuse de se battre. Mercutio, son ami, dégaine à sa place, mais lorsque Roméo voit Mercutio mortellement frappé par Tybalt, il décide de le venger : Tybalt tombe à son tour, et ce qui était une comédie vire à la tragédie.

    Cela fait presque 1 mois que j’ai lu cette pièce, et j’avoue ne pas en garder un souvenir très vivace. Je me base donc sur le mini-avis que j’avais posté sur Booknode… Roméo et Juliette est une pièce que j’avais vraiment envie de découvrir, je suis donc contente d’avoir enfin pu la lire. J’ai bien aimé la plume de Shakespeare, qui n’est pas lourde et nous fait bien rentrer dans l’histoire, instaurant une ambiance tantôt de fête et de bal masqué, tantôt de ruelle sombre mal éclairée où se trament des duels mortels. Il y a un nombre assez important de personnages, ce qui rend l’action parfois difficile à suivre, mais à part cela c’est très abordable.
    Ce que j’ai trouvé dommage, c’est qu’au final on a très peu de scènes entre Roméo et Juliette. A part la scène du balcon et deux ou trois autres, nous suivons majoritairement Roméo, qui se met dans les ennuis jusqu’au cou en tuant le cousin de Juliette et qui va donc demander de l’aide à un moine (il y a même un Frère Jean, comme dans Gargantua !), devoir s’exiler, vouloir revenir pour sa Juliette… Ces passages n’étaient pas toujours intéressants, mais comme je l’ai déjà dit ce n’est pas lourd. C’est également dommage que Roméo soit si crédule, mais bon, sans cela le mythe n’existerait pas. ^^
    Roméo et Juliette a donc été une bonne lecture. Je la relirai certainement un jour, au moins pour ma la remémorer, et je vous invite à la découvrir si cela n’a pas déjà été fait, car cela reste un grand classique et une histoire d’amour tragique intemporelle.

♦♦♦


Titre : Zadig (ou la Destinée)
Auteur : Voltaire
Edition : Petits Classiques Larousse
Genre : Conte philosophique
Nombre de pages : 133
Résumé : Sur le point d'épouser la plus belle fille de Babylone, jouissant de tous les privilèges de la jeunesse et de la fortune, vertueux de surcroît, Zadig se demande s'il est possible de vivre heureux ici-bas. Sa fiancée ne tarde pas à la trahir, des fanatiques le traînent en justice, on le menace du bûcher, on le vend comme esclave en Egypte et c'est par miracle qu'il retrouve sa patrie et triomphe de la laideur et de la bassesse du monde. Zadig sent le soufre et fait peur aux puissants, mais Voltaire éblouit par sa gaieté perpétuelle, sa sagesse, sa malice, son style enchanteur de " Français suprême " comme disait un de ses contemporains.


     Et oui, des classiques, encore et toujours... C’est celui que j’ai fini le plus récemment (quand j'écris cela) mais j’en ai déjà oublié une partie… J’avais déjà lu Candide du même auteur en aimant moyennement (Candide était trop tête à claque), mais cette fois, j’ai lu Zadig pour moi et non pas pour les cours. J’ai bien aimé dans l’ensemble. Le style de Voltaire n’est pas lourd, ce qui rend le conte très accessible et assez rapide à lire (bien que la motivation ne fût pas toujours là). Cependant, j’ai peur d’avoir compris de travers sa philosophie, car l’ironie est très difficile à voir, et je pense être passée à côté de certaines choses.
    A part cela, le héros Zadig n’est – ouf ! – pas comme Candide, il est beaucoup plus mature, vertueux, gentil, intelligent… Il a tout pour être heureux, mais le hasard finit toujours par lui rire au nez, et il lui arrive plein d’aventures. (Més)aventures qui finissent par devenir redondantes car le conte est constitué quasiment que de cela. Il arrive quelque chose de bien à Zadig, puis quelque chose de mal, etc, etc. C’est caricatural mais le schéma est à peu près celui-là pendant toute l’histoire, et à force, cela lasse.
     Sinon, c’était un conte intéressant et plutôt plaisant à lire ; c’est une bonne lecture. J’espérais juste comprendre vraiment la philosophie de Voltaire, ce qui n’a pas tout à fait été le cas…

♦♦♦

Titre : Œdipe roi
Auteur : Sophocle
Edition : Librio
Genre : Théâtre (grec)
Nombre de pages : 97
Résumé : Cruauté du sort qui amène Œdipe à commettre à son insu l'acte criminel prédit par l'oracle ! Averti par Delphes qu'il tuerait son père et épouserait sa mère, il fuit les lieux de son enfance, espérant ainsi préserver Polype et Mérope, ses parents présumés... Que ne lui a-t-on dit, hélas, qu'il était le fils de Laïos ! Ignorant du drame ancien, aveuglé par le hasard, Œdipe court à sa perte. Il tue un voyageur qui lui barre la route, libère Thèbes de la Sphinx, épouse la reine de la cité, occupe le trône royal et... accomplit son terrible destin.




    C’est la deuxième fois que je lis cette pièce. Sachant qu’elle est au programme de terminale L, j’ai décidé de m’avancer un peu, histoire de ne pas être complètement larguée. Le problème, c’est qu’on oublie assez facilement le contenu de l’histoire… En revanche, c’est vraiment très facile à comprendre et à lire. Œdipe roi commence au moment où Œdipe a déjà tué son père et vaincu le Sphinx. Cependant, la peste ravage Thèbes, et elle ne cessera que quand le coupable du meurtre de Laïos, défunt roi de Thèbes, sera retrouvé. Œdipe se croit victime d’un complot, mais le témoignage d’un berger fait tout basculer pour lui…
     Comme je l’ai déjà dit, la pièce est très facile à lire. En une soirée, le livre était fini… On est vite pris par l’intrigue, qui est intéressante, et au fil des pages la tension dramatique augmente, jusqu’à ce que la tragédie arrive. J’ai juste eu un peu de mal avec le Chœur, dont les propos étaient souvent flous. A part cela, les propos des personnages sont « normaux », pas grandiloquents, et dans mon édition la traduction est très compréhensible. On sent bien la tragédie qui frappe Œdipe, la sincérité de Créon… C’est très plaisant à lire. Cette œuvre nous permet de mieux comprendre le mythe d’Œdipe, et rend ce dernier plus proche de nous, moins mythologique justement. Je me demande bien ce que donne le film de Pasolini…
    Œdipe roi  est donc une bonne lecture très positive pour ma part. C’est une œuvre qui va être intéressante à étudier – et en plus, elle est courte.

 ♦♦♦ 

Titre : La Machine infernale
Auteur : Jean Cocteau
Edition : Le Livre de Poche
Genre : Théâtre
Nombre de pages : 135
Résumé : Obéissant à l'oracle, Œdipe résout l'énigme du Sphinx, tue son père et épouse sa mère. La peste s'abat sur Thèbes qui a couronné un inceste et un parricide. Quand un berger dévoile la vérité, la machine infernale des dieux explose. Œdipe se crève les yeux et sa mère se pend.
S'inspirant du théâtre de Sophocle, Cocteau redonne vie aux grandes figures grecques : Œdipe, Jocaste, Antigone et Créon. Il philosophe en virtuose. Non, l'homme n'est pas libre. Il naît aveugle et les dieux règlent sa destinée. Même le héros, celui qui sort du rang, doit se soumettre. 

Ce grand texte dit tout sur l'homme avec infiniment d'humour et de poésie.




    Pour terminer cet article, voici une des réécritures d’Œdipe roi. Un extrait de cet œuvre est tombé au bac de français de cette année, et il m’avait rendue curieuse. J’ai donc sauté sur l’occasion puisque nous l’avions dans la biblio familiale… Et je ne suis pas du tout déçue.
    La Machine infernale est une réécriture très intéressante de l’histoire de Sophocle. Les deux premiers actes sonnent parodiques, et il y a une forte présence du comique, ce qui rend la lecture très plaisante. Entre deux soldats qui disent avoir vu le fantôme de feu Laïus/Laïos, Jocaste qui est à moitié folle, qui se croit détestée de tout le monde (même de son écharpe) et qui appelle le devin quasi-aveugle Tirésias « Zizi », on ne peut pas s’empêcher de sourire, et la lecture passe toute seule.
    Les actes suivants me paraissent moins parodiques mais restent tout aussi intéressants. J’ai notamment apprécié le passage entre le Sphinx et Œdipe (où nous retrouvons l’extrait du bac…), car les personnages sont creusés et on sent bien l’originalité par rapport à la VO de Sophocle. Le Sphinx paraît humain(e), elle/il éprouve de vrais sentiments, ce qui l’éloigne de son rôle divin, et c’est vraiment intéressant. De même pour Œdipe, qui paraît proche de nous ; il s’éloigne un peu de l’image du héros pour redevenir un humain comme vous et moi, juste un peu orgueilleux.
     La Machine infernale est donc une très bonne lecture. Je vous conseille juste de lire la version de Sophocle avant, histoire de mieux savourer le plaisir de la reconnaissance, mais en tout cas, si vous êtes tenté(s), n’hésitez pas.