jeudi 29 septembre 2016

Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry & Le lion - Joseph Kessel

Titre : Le Petit Prince
Auteur : Antoine de Saint-Exupéry
Edition : Folio
Nombre de pages : 97
Résumé : Imaginez-vous perdu dans le désert, loin de tout lieu habité, et face à un petit garçon tout blond, surgi de nulle part. Si de surcroît ce petit garçon vous demande avec insistance de dessiner un mouton, vous voilà plus qu'étonné ! À partir de là, vous n'aurez plus qu'une seule interrogation : savoir d'où vient cet étrange petit bonhomme et connaître son histoire.
S'ouvre alors un monde étrange et poétique, peuplé de métaphores, décrit à travers les paroles d'un "petit prince" qui porte aussi sur notre monde à nous un regard tout neuf, empli de naïveté, de fraîcheur et de gravité. Très vite, vous découvrez d'étranges planètes, peuplées d'hommes d'affaires, de buveurs, de vaniteux, d'allumeurs de réverbères.


Magique.

    Encore un avis de taille moyenne. On est dimanche, j’ai encore une chronique à faire, j’ai bossé toute la matinée sur de la philo, j’ai mal aux yeux : vous l’aurez compris, je suis crevée. Il m’était cependant impossible de ne pas vous parler de ce livre.
    Bien qu’il soit considéré comme « LE » livre que tous les enfants doivent lire, je ne l’avais jamais lu avant que je ne vous fasse cette chronique. Oui, à presque 17 ans, je ne savais même pas de quoi parlait l’histoire. Pour vous rafraîchir la mémoire, ou au cas où vous seriez dans le même cas que moi. Le narrateur est, on peut le supposer, l’auteur. Un jour où il est tout seul dans le désert parce que son avion est en panne, il rencontre un petit garçon, le Petit Prince, qui semble ne sortir de nulle part. Celui-ci va donc lui raconter son histoire, d’où il vient, comment il est arrivé sur Terre…
    Il est indéniable que ce livre peut être lu par des enfants. En effet, l’auteur a une plume très abordable, et le Petit Prince pose plein de questions que des enfants pourraient se poser.
    MAIS je trouve que Le Petit Prince devrait obligatoirement être relu par des jeunes adultes / adultes. En effet, il regorge de superbes messages. Par exemple, le Petit Prince va rencontrer des personnages de notre société : le businessman, le géographe, le buveur, le vantieux… A chaque fois va se dégager un message. J’ai à peine commencé à étudier la philosophie, alors je ne pourrais pas vous parler de la « morale » (comme pour les fables) de chaque rencontre, mais en tout cas il y a un véritable intérêt.
    En plus de tous ces beaux messages, la plume de Saint-Exupéry est magnifique. Les enfants peuvent facilement la comprendre, et en plus elle est très poétique. On est complètement embarqué dans cet univers si particulier, cette atmosphère que je qualifierais d’enchanteresse. Comme l’indique le premier mot : c’est magique.
    L’histoire en elle-même est évidemment superbe, avec une fin très émouvante. C’est un véritable hommage au monde de l’enfance et du rêve.
    Et que dire de ces dessins ? Je ne sais pas s’ils étaient tous présents dans mon édition, mais en tout cas il y en avait un à chaque page. C’est l’auteur qui les a fait, peut-être que c’est pour ça que je les trouve si beaux. Pas forcément visuellement, mais dans leur profondeur.
    J’ai beaucoup de mal à écrire cette chronique, parce que j’avoue, je n’ai pas cherché à analyser le livre, à trouver tous les messages, et du coup j’ai peur de faire fausse route. J’espère que vous me pardonnerez…

    Pour conclure, Le Petit Prince est un coup de cœur. L’histoire, la plume de l’auteur, les dessins, les personnages, tout est magnifique. Ce petit livre est un concentré de poésie et de magie. Tout le monde devrait le lire, et ce à chaque période de sa vie : dans l’enfance, dans l’adolescence, en étant adulte et puis en vieillissant.
 
Et vous ? Avez-vous envie de (re)découvrir le voyage du Petit Prince ?  


♦♦♦


Titre : Le lion
Auteur : Joseph Kessel
Edition : Folio
Genre : Classique
Nombre de pages : entre 200 et 300
Résumé : Un homme, voyageant à travers le monde, s'arrête un jour dans une réserve du Kenya, au pied du Kilimandjaro, dont on lui a dit le plus grand bien. Il va alors faire la connaissance de Patricia, fillette de dix ans, passionnée, et qui voue un amour féroce à la brousse africaine et à ses habitants. Les animaux la respectent et la comprennent. Parmi ces animaux, King le Lion est celui qu'elle préfère, qu'elle adore entre tous.




C’est un bon roman, mais je m’attendais à mieux.

    Je m’excuse d’avance pour la brièveté de cette chronique, mais cela fait déjà une semaine que j’ai lu le livre et je n’ai pas grand-chose à dire dessus…
    C’est Léna de Un univers de livres qui m’avait donné envie de découvrir ce classique, et j’ai profité qu’il était au CDI pour enfin le découvrir. Le lion, c’est l’histoire d’un homme en visite dans un parc national du Kenya au pied du Kilimandjaro. Il ne comptait y rester que quelques jours, mais c’était avant sa rencontre avec Patricia, fille de John et Sybil Bullit, les administrateurs du parc. Patricia est amoureuse de la brousse, des animaux sauvages, et surtout d’un lion, King…
    Je n’ai malheureusement pas vraiment accroché aux personnages. Le personnage principal, malgré la narration en « je », est plutôt éloigné de nous lecteur, mais surtout, c’est avec Patricia que cela a bloqué. Je l’ai trouvée vraiment « trop », trop orgueilleuse, trop sûre d’elle, pas réelle ni attachante. J’en attendais davantage au niveau de la description de sa relation avec King le lion, notamment au niveau de l’émotion. Bien que ce roman soit destiné à un public moins âgé que moi, je pensais en ressentir davantage…
    En revanche, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qu’instaure Kessel. On est vite emportés par ses descriptions de la brousse, des animaux sauvages, des tribus kenyanes… C’est très agréable à lire, malgré mon absence d’intérêt pour le style d’écriture. J’ai également apprécié les personnages de John et Sybil Bullit, ainsi que ceux des tribus. C’était, comment dire, « exotique », très dépaysant.
    Enfin, la fin m’a bien plu elle aussi. Il y a toujours le manque d’émotion, mais cela m’a moins dérangée, cette fin était totalement appropriée. Cependant, cela n’a pas été le cas du reste du roman, auquel je n’ai tout simplement pas accroché totalement…

   Ainsi, Le lion fut une très bonne lecture. Je n’ai pas apprécié le personnage de Patricia, ni le style de l’auteur, ni adhéré à l’histoire en elle-même, mais la fin et l’ambiance africaine ont tout de même compensé, et au final, j’ai passé un plutôt bon moment de lecture en compagnie de ce livre. S’il vous tente, n’hésitez pas, tout le monde n’a pas le même avis que moi. :)


mardi 27 septembre 2016

Le cercle des poètes disparus - N. H. Kleinbaum & En l'absence des hommes - Philippe Besson

Titre : Le cercle des poètes disparus
Auteure : N. H. Kleinbaum
Edition : Le livre de poche
Nombre de pages : 191
Résumé : A Welton, un rigide collège américain pour garçons, surgit un nouveau professeur de lettres, Monsieur Keating. Lui-même ancien élève, ce dernier a pris soin d'amener dans ses valises son enthousiasme, sa passion pour la vie et la poésie, et va être le premier à donner le droit à ses étudiants de penser par eux-mêmes. Autrement dit, à sortir du moule qui leur imposé. Bouleversant les règles établies et mettant en péril le contrôle exercé sur ces jeunes adolescents « sans cervelle », le professeur Keating sera leur source d’inspiration et le souffle de motivation dans le cœur des jeunes gens. Il les aidera à se découvrir eux-mêmes et à tracer leur propre voie.



Mr Keating. ♥

    Attention, ceci est un avis de taille moyenne. En effet, cela fait une semaine que j’ai fini le livre et, j’avoue, j’ai la flemme de faire une chronique « normale ». J’espère que vous me pardonnerez !
    Tout d’abord, vous devez savoir que je n’ai pas (encore) vu le film, et que le présent roman est une réécriture du film. Il reprend mot pour mot les dialogues du film ainsi que les descriptions de lieux. Ce point m’a dérangée, mais je vous en reparle plus loin.
    L’histoire se passe dans les années 1950/1960. Nous allons suivre plusieurs jeunes hommes de 17 ans, pensionnaires d’un brillant collège aux Etats-Unis. Ils ont un quotidien très monotone, avec beaucoup de travail, des relations plus ou moins conflictuelles avec leurs parents… jusqu’à ce que l’arrivée d’un nouveau professeur de littérature. Ce professeur, c’est Mr Keating, alias le prof que tout le monde rêverait d’avoir. Moi, en tout cas.
    En effet, Mr Keating ne fait rien comme les autres. C’est un amoureux de la littérature, surtout de la poésie. Il incite ses élèves à déchirer des pages de leur manuel scolaire parce qu’il les juge inintéressantes, il monte sur son bureau pour réciter du Whitman, veut que ses élèves l’appelle « Ô Capitaine, mon Capitaine » en référence au célèbre poème de « l’oncle Walt ». Comme vous l’avez peut-être deviné, j’ai eu un gros coup de cœur pour Mr Keating. Déjà, parce que moi aussi j’adore Whitman, mais aussi par sa personnalité si originale. Il est génial !
    Pour continuer sur l’histoire, ce professeur va révolutionner la façon de penser de certains de ses élèves, ceux qu’on va suivre, comme Todd, jeune homme renfermé qui va parvenir à s’assumer, ainsi que Neil, passionné par le théâtre contre la volonté de ses parents. Il y a d’autres personnages, mais ce sont eux qui m’ont le plus touché.
    L’histoire est en elle-même très intéressante, puisque l’on voit la prise de conscience des élèves en leurs capacités, comment ils intègrent la philosophie du « carpe diem » que leur a présenté Mr Keating… Quant au Cercle des poètes disparus, je vous laisse le découvrir. ;)
    Etant passionnée par la littérature, j’ai adoré voir ce thème aussi présent. En effet, il n’y a pas que des citations de Whitman : par exemple, j’ai redécouvert un poème de Frost étudié l’année dernière en littérature anglaise, ainsi que le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare, avec un extrait que j’avais aussi étudié… Ainsi que Henry David Thoreau, dont j’avais étudié la philosophie en anglais approfondi…
    Cependant, s’il y a quelque chose de très décevant, c’est le travail de l’auteure. En effet, c’est bien joli de nous raconter l’histoire du film, mais certains passages étaient vraiment à approfondir. Le style de Kleinbaum est agréable à lire, mais j’ai vraiment l’impression qu’elle n’a rien apporté à l’histoire. J’ai étudié les réécritures l’année dernière en littérature, et s’il y a bien un truc qui revenait à chaque fois, c’était le fait que l’auteur interprète/écrive l’histoire à sa manière. Or, ce n’est pas le cas. C’est juste le copié collé du film. L’auteure n’a rien ajouté, pas de passages nouveaux, pas de « bonus »… C’est dommage ! Je comprends la volonté de ne pas dénaturer le film, mais tout de même.

    Pour conclure, ce fut une très bonne lecture. Je suis tombée sous le charme de Mr Keating et j’ai vraiment aimé l’histoire ainsi que le thème de la littérature. Cependant, j’ai été déçue par l’auteure, qui n’a laissé aucune trace d’implication personnelle et a juste raconté le film… C’est dommage ! Je pense que le film est meilleur que le livre.
 
Et vous, avez-vous vu le film ? Ou lu le livre ?


♦♦♦


Titre : En l’absence des hommes
Auteur : Philippe Besson
Edition : Pocket
Genre : Contemporain
Nombre de pages : 220
Résumé : Au début, il est sans doute un peu dérangeant cet amour entre ce vieil écrivain et ce très jeune homme. Mais très vite on se rend compte qu'il restera sur un plan purement platonique. Alors s'installe une véritable fascination pour chacun des mots qu'ils échangent, au cours de profondes et longues conversations, puis au fil de lettres admirables, lorsque Marcel doit quitter la ville. Car l'écrivain en question, c'est Proust bien sûr, même s'il n'est jamais nommé. Exactement au moment où naît cette passion (qui n'est pas sans évoquer un certain amour vénitien si bien conté par Thomas Mann), le jeune héros connaît l'amour, charnel celui-là, avec son beau soldat de voisin. En lieu et place des mots de la passion platonique, s'échangent ici les gestes, caresses, regards, silences de l'Amour... puis les mots aussi, lorsque le soldat regagne le front.

♪♫ Un livre, une musique : The Gathering – Heroes for Ghosts ♪♫

J’ai trouvé un nouveau Le soleil est pour toi.

    Je tiens tout d’abord à remercier Océane de En Tournant Les Pages pour m’avoir donné envie de découvrir ce roman. J’ai eu la chance immense de le dénicher dans une librairie d’occasion, et je me suis presque aussitôt jetée dessus.
    En l’absence des hommes se passe en 1916. Né avec le siècle, Vincent n’a pas à participer à la guerre. Un jour, dans un salon, il rencontre Marcel, plus connu sous le nom de Marcel Proust, 45 ans environ. Et ils deviennent amis. Le même jour, Vincent revoit pour la première fois depuis le début de la guerre Arthur, 21 ans, instituteur obligé d’aller à la guerre. Et ils s’aiment. Mais ces relations ne dureront qu’une semaine, parce que Marcel est appelé ailleurs, et parce que la permission d’Arthur prend fin. Alors cela continue par lettres.
    C’est aussi simple que cela. J’ai su que cela allait être un coup de cœur, un gros coup de cœur, dès les toutes premières pages. Le style de l’auteur est prenant, concis et vif. Il nous parle de la guerre, de toute les vies qu’elle brise ; de l’Amour avec un grand A, le genre d’amour qui dure tout une vie ; de ce moment de la vie où on n’est plus un enfant mais pas encore un adulte… Il nous embarque directement dans la vie de Vincent, qui a 16 ans. C’est un bel été, 1916, et il a la vie devant lui. Il est né avec le siècle, il n’a pas à faire la guerre. Je ne pourrais pas qualifier ce personnage d’attachant, mais j’ai ressenti une certaine attirance pour lui, quelque chose le rendait unique et très agréable à suivre.
    Ce livre, c’est deux histoires d’amour. La première, du même ressort que La confusion des sentiments de Zweig, est de l’amour platonique entre Vincent et Marcel, plus qu’amis mais moins qu’amants. La deuxième, c’est de l’amour charnel et émotionnel entre Vincent et Arthur, brisé par la guerre. C’est leur histoire à eux qui m’a le plus touchée. Il y a tellement d’émotion, Arthur et Vincent sont tellement touchants, sans que cela tombe dans la mièvrerie.
    Je suis tombée amoureuse de l’histoire, tout simplement. Du coup, je ne sais pas trop comment en parler. J’ai tout aimé : la plume de l’auteur, les personnages, très sincères et très vrais, l’histoire juste magnifique, le début, la fin, tout. Comme avec Le soleil est pour toi, même si ce sont des romans très différents. En l’absence des hommes, c’est un aperçu de la vie de Vincent de l’Etoile. Nous sommes spectateurs, car il y a une sorte de barrière entre lui et nous, mais en même temps, nous sommes imbriqués dans l’histoire.
     J’ai même trouvé une musique pour aller avec ce roman, et je vous enjoins fortement à en écouter au moins le début. Elle n’est pas dramatique, mais le refrain est empli de mélancolie, et je trouve que cela colle parfaitement avec le livre. Une ambiance feutrée, ni heavy, ni ballade, mais forte en émotion.
    Cette chronique est très brouillonne, j’en ai conscience, mais je ne sais pas comment parler de ce livre sans me répéter. Désolée.

    J’ai eu un gros coup de cœur pour En l’absence des hommes, un de mes plus gros de l’année 2016, mais je suis incapable d’expliquer pourquoi. C’était peut-être pile le livre qu’il me fallait à ce moment-là, ou pile le genre d’histoire qui me plaît plus que toute autre chose. Il m’a énormément touchée, par le style, l’histoire, les personnages, tout. Je ne peux que vous conseiller cette perle, en espérant qu’à votre tour elle vous plaira.